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Le Patrimoine

Le manoir du Vièvre

Situé à proximité du bourg, le manoir du Vièvre dispose d’un cadre valorisant en bordure des coteaux boisés de la Véronne. La date de 1610 figurant sur la tourelle de l’escalier indique la date à laquelle ce curieux petit manoir a été construit. Le corps du logis à pan de bois fut flanquée de quatre tourelles en briques à l’époque Louis XIII. Une cinquième tourelle a été édifiée sur la grande façade ouest dont le colombage a été recouvert d’un essentage en ardoise. Elle est plus haute que les autres et se termine par un clocheton aveugle. Elle renferme un escalier en bois qui permet de desservir le premier étage. Les tourelles et les façades latérales prennent appui sur un mur en damier de briques, de silex et de carreaux de pierre. A l’intérieur, un couloir transversal sépare des pièces en enfilade qui ont des ouvertures à l’est et à l’ouest. Au rez-de- chaussée comme à l’étage, de grandes cheminées en pierres décorées chauffaient le bâtiment. Le Manoir était entouré de dépendances dont beaucoup ont disparu. C’est le cas pour le colombier. Il subsiste le pressoir et une étable. Jusqu’en 1984, le manoir a été le siège d’une exploitation agricole. Il a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques Le Manoir était entouré de dépendances dont beaucoup ont disparu. C’est le cas pour le colombier. Il subsiste le pressoir et une étable. Le manoir du Vièvre a été inscrit en tant que monument historique le 27 octobre 1984. La protection comprend le logis, les dépendances et les parcelles du manoir.

Sources documentaires :

-« les Essentiels ,manoir du Vièvre »  2 mai 2016 P. Durand , France Poulain

-« Gentilhommières des pays de l’Eure » Franck Beaumont, Philippe Seydoux 1999

-« Dictionnaire historique de toutes les communes de l’Eure » Charpillon 1879

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Eglise de Saint Etienne l’Allier

vue aérienne de l'égliseSi notre commune figure sur de nombreux guides touristiques, elle doit cette renommée à son église et plus particulièrement aux boiseries et autres trésors qu’elle renferme.

En 1926, le Conseil Municipal a sollicité et obtenu le classement de l’ensemble comprenant l’église, le calvaire, le cimetière et sa clôture, les ifs centenaires. Ce classement est toujours valable aujourd’hui. Un arrêté préfectoral de juillet 1995 inscrit l’église à l’inventaire supplémentaire des monuments Historiques. Mais ce qui fait la réputation de notre église, c’est son mobilier et en particulier ses somptueuses boiseries. Un arrêté ministériel de 1907, signé par Aristide Briand, alors ministre de l’Instruction publique et des Beaux Arts classe définitif à titre les retables, les statues, les tableaux parmi les Monuments Historiques.

La découverte de toutes ces richesses fera l’objet des prochains articles.

 

L’église de Saint Etienne l’Allier comporte une nef et un chœur en retrait, datant de la seconde moitié du XIème siècle. La tour en pierre de taille date du milieu du XIIIème siècle. D’après M. Delaunay, président Fondateur de l’association des Amis des Monuments et Sites de l’Eure, elle fut à l’époque de sa construction l’une des plus importantes de la région avec celle de Saint-Germain près de Pont-Audemer. Les murs de la nef construits en silex noyés dans le mortier ont un mètre d’épaisseur à la base. Des contreforts larges et plats montent jusqu’à la corniche.  La façade nord est percée de deux étroites baies en plein cintre. Les fenêtres de la façade sud, à cintre surbaissé et à meneau et remplage flamboyant ont été ouvertes au XVIème siècle pour donner de la clarté à l’intérieur de l’édifice. Deux étroites baies en plein cintre au nord, date de la construction de la nef. Les autres fenêtres de la nef en cintre surbaissé à meneau ont été ouvertes au XVIème siècle.

 

Le pignon ouest en échiquier de pierres, briques et silex à été reconstruit au XVIIIème siècle ; il est percé d’une jolie rosace. Au-dessous des gouttières, une corniche-tablette soutenue par des corbeaux à masques appelés parfois «modillons» fait le tour de l’édifice. Les figures grotesques sont toutes différentes les unes des autres et les curieux pourront remarquer qu’au sud, l’une d’elle a la forme d’une étoile à cinq branches. Ces modillons attestent de la date de construction de l’église car on ne les trouve que dans des édifices très anciens. Au nord de l’église, la tour en pierres de taille date du XIII ème siècle. Elle est épaulée par de puissants contreforts et percée de baies en tiers- point. Elle est surmontée d’une flèche octogonale cantonnée de quatre lucarnes.

Au nord de l’église, la tour en pierres de taille date du XIII ème siècle.

 

Elle est épaulée par de puissants contreforts et percée de baies en tiers- point. Elle est surmontée d’une flèche octogonale cantonnée de quatre lucarnes. . Au nord du chœur, une sacristie en colombage a été aménagée au XVIIème siècle. A l’extérieur, partie choeur, côté nord on peut observer les restes d’une chapelle extérieure donnant exactement sur le gisant.

 

En avant de la nef, il existe une chambre de charité en appentis du XVIème siècle permettait aux frères de charité, appelés familièrement «Charitons», de ranger le matériel dont ils avaient besoin pour assurer leur service.

 

 

En 1926, le Conseil Municipal a sollicité et obtenu le classement de l’ensemble comprenant l’église, le calvaire, le cimetière et sa clôture, les ifs centenaires. Ce classement est toujours valable aujourd’hui. Un arrêté préfectoral de juillet 1995 inscrit l’église à l’inventaire supplémentaire des monuments Historiques. Mais ce qui fait la réputation de notre église, c’est son mobilier et en particulier ses somptueuses boiseries. Un arrêté ministériel de 1907, signé par Aristide Briand, alors ministre de l’Instruction publique et des Beaux Arts classe définitif à titre les retables, les statues, les tableaux parmi les Monuments Historiques.

 

 

 Les Boiseries

jubé de l'égliseLes boiseries de l’église en font tout le charme.

Le tabernacle date du milieu du XVIème siècle. On aperçoit encore des traces de polychromie sur les statuettes représentant la vierge Marie et les 4 évangélistes.

Le retable avec ses statues de St Etienne, premier martyr de la chrétienté et de St Joseph tenant l’enfant Jésus dans ses bras, date du XVIIème.

De même, la clôture du choeur (Jubé) avec ses statues de la Vierge et de St Jean, la chaire, le confessionnal sont de la même époque.

 

Le Reliquaire

reliquaire de l'église

Dans le choeur, juste au-dessus de la porte donnant dans le clocher, un reliquaire sur son support de procession datant de 1763 contient des reliques de St Martin Clément pape, Benigne et Aurélien, mais aussi des ossements de St Etienne premier martyr.

 

 

 

Le Gisant

gisant de l'église

Découvert en septembre 1990, à l’occasion des travaux de restauration des bancs de charité, le gisant a été découvert dans son enfeu où il était caché depuis des siècles. Les caractères stylistiques de la sculpture permettent de la situer assez probablement autour de 1 300. La qualité des matériaux utilisés et l’habileté de la facture permettent d’authentifier l’oeuvre d’art.

Qu’est-il ? Son identité précise n’a pas été découverte, il s’agit d’un ecclésiastique portant l’habit sacerdotal. Pourquoi a-t-il été caché ? Une hypothèse sérieuse évoque que l’enfeu fut dissimulé au moment des guerres de religions. En 1562, une rixe importante eut lieu entre les protestants et les catholiques de St Etienne l’Allier.

 

 Les vitraux

rosace du pignon (decorchemont)Vitrail de De Corchemont 1939 – Rosace du pignon ouest